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Note individuelle
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Aux dires de tous ceux qui l'ont connu c'était un homme grand, blond, yeux bleus et brillant causeur. Homme chaleureux, il aimait les contacts, tenant volontiers table ouverte, ce qui lui valait beaucoup d'amis! Il fut maire de St-Antonin de 1900 à 1925 et, comme son père et son fils, était très attachée à son village. Il fut d'ailleurs décoré de la Légion d'Honneur. Après ses études il travaille à la tannerie avec son père. Mais outre ses qualités il était séducteur et très dépensier, ce qui lui valut de gros ennuis parès la mort de son père et la succession "au couteu" qui s'ensuivit.
Pendant ses mandats de maire, Paul, toujours soucieux de mettre son pays en valeur envisage l'exploitation de Saleth, à 3 km sur la route de Lexos. Après une première tentative en 1909 le projet prends corps en 1920. L'exploitation est confiée au publiciste Georges Valet qui créée la Société Fermière des Eaux et Thermes de Saint-Antonin, au capital de 500 000F, répartis sur 78 actionnaires. Après quelques années euphoriques (ainsi créa-t-on une ligne de chemin de fer St-Antonin - Austerlitz...) les crues de l'Aveyron eurent raison des installations. De plus Valet et son chanoine de frère partirent avec la "caisse" laissant mon père se débrouiller avec les actionnaires. S'il n'en est pas sorti sali il a tpout de même été battu aux élections municipales de 1925 par un jeune médecin, qui restera maire jusqu'en 1958. Cet échec ajouté à sa maladie de coeur lui furent fatales: il mourut un an plus tard. Il fut certainement un trèsbon maire, plus scrupuleux de la gestion de la commune que de ses biens propres. Je citerais une réflexion de M. Julien, ancien directeur du CES et archiviste efficace à la mairie rencontré par hasard en 1981 : "Je suis entrain de relire les comptes-rendus de votre grand-père; c'était un homme remarquable qui ne pratiquait pas le paternalisme" . De la part du communiste qu'était M.Julien c'était sans conteste un compliment. Paul et Jean étaient radicaux-socialistes, en contradiction avec le milieu "bien-pensant" du reste de la famille. Paul est mort le 19 avril 1926 d'une crise cardiqaque.
Il eut des obsèques dignes de l'homme public qu'il était et le journal "l'Indépendant" du Tarn et Garonne du samedi 24 avril lui rendit un brillant hommage évoquant le maire, l'homme politique fidèle à ses opinions.
En 1878 il n'a que 23 ans lorsque Céleste, sa mère, décède d'une péritonite, laissant les trois hommes de la maison totalement désemparés.
Il y avait alors 2 notaires à St-Antonin. L'un s'appelait Auguste Dutemps et était marié à Marguerite Furbeyre. La soeur cadette de cette dernière, Thérèse, tomba sous le charme de Paul et l'épousa le 31 août 1880 à Villeneuve d'Aveyron. (Thérèse est la fille de Charles Furbeyre, de Lacombe, et d'Eudoxie Soulié). Témoins du mariage : Paul Bosc lointain cousin des Dutemps, Léopold Caudesaïgues, médecin auteur d'une thèse sur le goître exophtalmique (ou maladie de Basedow).
Le couple Paul-Thérèse s'installa dans la maison de la promenade, avec Achille et Emile.
Malgré les écarts de son mari Thérèse resta une femme aimante et admirative. Elle est morte le 24 août 1926 d'un cancer du sein opéré 15 ans auparavant. Elle supporta stoïquement les revers de fortune dus en partie à la légèreté de son mari.
Maïtou Capin ép. Perrier
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